juillet 15, 2024
Accueil » Une éclosion nommée 8 Mars

Est-t-il nécessaire de faire une grande dissertation pour démontrer que la femme a des droits autant que son associé, l’homme ? Evidemment, non. Mais, pour écrire sur la femme, ni la mer comme encrier, ni le ciel comme feuille de papier ne peuvent s’avérer suffisants…

A l’occasion de cette journée, qu’elle a faite sienne depuis le 8 Mars 1917, fécondons notre plume pour qu’elle puisse donner naissance à des mots pouvant  parler petitement de cet être insondable. A vrai dire, actuellement, cette journée n’est qu’un repère servant à interpeller le passé. Un passé qui faisait de la liberté de la femme un produit de fermentation.

On l’empêchait d’agir, mais ses neurones, hors de la portée de la main, fonctionnaient. Dotée d’ambitions, de vouloir, de sentiments…,  autant que son complément masculin, au moins, la femme en subissant l’oppression qui l’empêchait de les exprimer ne faisait couver le volcan qui bouillonnait en elle. Une fois le paroxysme de la pression est atteint, la peau de la patience, ne pouvant plus contenir les forces en mouvements, malgré sa résistance et sa dureté, termine par éclore.

La femme n’est capable que de douceurs

Et, faite que pour donner la vie, des flammes produites par l’éclosion, contiennent de la lumière à profusion, mais vides de brûlures. Très tendre, la femme n’est capable que de douceurs. Et depuis ce jour, les nœuds se déliant de plus en plus, dans les têtes, aussi bien des femmes que des hommes, grâce à lumière née de cette éclosion, nommée 8 Mars, beaucoup d’obstacles ont été ôtés du chemin parcouru.

Actuellement, la femme est libre dans son esprit, et l’homme, hormis celui manque de liberté d’esprit, est convaincu que, intellectuellement parlant, la capacité ne dépend pas du sexe, mais de la nature de la personne, masculine ou féminine. Dire que la femme peut rivaliser avec l’homme, c’est inviter l’adversité là où la synergie s’impose.

Vivre dans l’harmonie

C’est en regardant dans la même direction, en marchant ensemble vers un même but, que la femme et l’homme peuvent vivre dans l’harmonie. Qu’on le veuille ou non, sans l’harmonie de l’un, il n’y aurait pas l’harmonie de l’autre. Que la femme revendique ses droits, il est plus que légitime, mais raisonner : « droits de l’homme (au féminin et au masculin) » est plus unificateur.

L’adversité entre  l’homme et la femme, comme toute adversité d’ailleurs, n’est que le produit de l’incompréhension. Donc, afin de réduire au maximum, les conflits, l’humanité, efforts des hommes et ceux des femmes conjugués, ne doit jamais se lasser de lutter contre l’ignorance, en arrosant la culture d’idées et d’amour.

Toute femme est une maman potentielle

A vrai dire, pour paraphraser les poètes, au fond de lui-même, l’homme sait que la femme est son avenir, comme il sait qu’elle est derrière chacune de ses grandeurs. En disant : « Donnez moi une femme instruite, je vous donnerais une nation épanouie » le penseur avait bien mesuré la portée de la femme sur la société.

En exhortant les progénitures de respecter leurs parents, mais en insistant sur la mère et en disant que le paradis est sous les pieds des mamans, dénote toute l’importance que donne l’islam à la femme en général, parce que toute  femme est une maman potentielle, biologique ou psychologique.

Honneur à toi la femme,
Utilité et amabilité sont les tiennes.

Indéfiniment, reste la même,
Tendre, Digne, Intelligente et sereine.

Multiplie par 365 ta journée,
Adam et Eve partagent le même anniversaire.

Réunis par et pour l’humanité,
Semons, ensemble, la lumière.

« Un monde sans femmes, est un jardin sans fleurs »

Et pourtant, paradoxe des paradoxes, à  l’accouchement, elles (la parturiente et ses proches) accueillent la naissance d’un garçon par des youyous, signe de joie, et celle d’une fille par le silence, signe de consternation. Donc, on ne sait si par masochisme ou par appréhension de l’avenir de la nouvelle née, en quelques sortes, elle a acquiescé son statut.

Et pourtant, comme disait Kateb Yacine, à juste titre, « Un monde sans femmes, est un jardin sans fleurs ». La comparaison entre l’homme et la femme, en cherchant qui est mieux que l’autre, n’a pas sa raison d’être. C’est les mettre dos à dos, au lieu de : « la main dans la main ».

Nous manquons de finesse…

Mais nous, la gente masculine, devons avouer que nous manquons de finesse par rapport à nos partenaires, les femmes. A titre d’exemple, sans citer la violence verbale et physique, la quasi-totalité des déchets qui jonchent nos lieux publics sont le résultat de nos gestes.

Pour avoir permis au silence de la femme de s’éclore en donnant naissance à sa liberté, qui, depuis, a beaucoup gagné en maturation, par gratitude à l’histoire, il est un devoir pour elle de célébrer la journée de 8 Mars, mais autant qu’elles appartiennent à l’homme, toutes les journées de l’année sont à elle.

Nous sommes complémentaires !

Autant que l’homme naît homme et le reste, la femme ne peut qu’être fière de sa féminité durant toute sa vie. Mais dans le strict respect mutuel entre la féminité de l’un et la masculinité de l’autre. La réalité confirme bien que la femme n’est ni égale, ni inférieure, ni supérieure à l’homme.

L’homme et la femme sont complémentaires ; nous sommes complémentaires ! L’un sans l’autre est incomplet. L’homme sait bien que c’est par le ventre de la femme qu’il a transité vers la vie et c’est dans son sein qu’il a goûté son premier aliment de sa vie. Il ne l’a pas nié

Annaris Arezki

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